Une fois toutes les informations recueillies, vous vous êtes surement fixé sur un ou plusieurs objets en particuliers parmi tous les biens exposés dans le salon. Vous avez en main toutes les caractéristiques du ou des produits et vous avez forcément une estimation de la valeur avec laquelle vous comptez vous en procurer. Il est ainsi question de se lancer dans les ventes aux enchères proprement-dites, c’est-à-dire dans les déroulés des offres. Les conditions sont inexistantes dans les salons pour que vous puissiez y participer, d’ailleurs c’est le vrai sens de « public » dans la dénomination du marché. Il vous suffit d’être majeur pour pouvoir avoir droit à la parole, celle-ci qui n’est d’autre que l’action consistant à enchérir. Une fois que le commissaire-priseur ait annoncé le début des enchères, vous pouvez immédiatement vous prononcer en proposant une valeur toujours supérieure à celle déclarée par celui-ci. Lorsque les hostilités entre acheteurs commencent à se dynamiser, vous êtes maintenant tenu de réagir si le bien exposé est celui qui vous intéresse. Pour ce faire, vous devez être très réactif, et ce dès la mise à prix. Le commissaire-priseur est un expert dans le domaine, et les annonces surgissent rapidement, la valeur du bien augmente rapidement, les manières d’enchérir sont diverses et il faut que vous restiez concentré sur la voix du commissaire-priseur sur le dernier prix avant de surenchérir à nouveau. Bien préparé, vous vous retrouvez facilement dans ce vacarme.

Comment préserver votre solvabilité dans les marchés aux enchères ?

Vous pouvez enrichir sur place, mais aussi à distance si vous avez envoyé un mandataire pour vous représenter dans les locaux. Dans les deux cas, vous ne devez jamais perdre de vue votre solvabilité. Bien sûr, certains pensent qu’en fixant la valeur avec laquelle ils sont prêts à s’acquérir du bien, ils sont solvables puisqu’ils ont déjà préparé la somme correspondante. Faux ! Le budget à dépasser est une chose, mais sachez également, comme étant des ventes soumises à une législation bien stricte, le prix final est encore sujet à des pourcentages additionnels, divers frais que vous vous devez également de prendre connaissance et adapter réellement les charges finales en cas d’acquisition. Ces informations sont affichées dans les salons, logiquement. Toutefois, vous pouvez déjà vous attendre à des chiffres invariables comme les 14,352% pour les ventes judiciaires. Les ventes volontaires quant à elles connaissent des surplus de charge allant de 9 à 20% de la valeur du bien. Pour l’ensemble des produits, un TVA est aussi à appliquer, généralement de 19,6%, mais les livres connaissent un taux exceptionnels de 5,5%.

Adjugé ! Êtes-vous le dernier enchérisseur ? Y-a-t-il d’autres annonces à considérer ?

Un coup de marteau marque la fin des enchérissements pour un produit. Le dernier à avoir annoncé un prix devient ainsi l’adjudicataire. L’objet en question vous est ensuite remis, mais vous ne recevrez, à ce moment, qu’un bordereau venant du « crieur ». Ce ticket vous permet de récupérer le bien dans les coulisses ou vers la fin des enchères après avoir payé la somme dernièrement annoncée et les frais encourus. S’il s’agit d’une erreur, vous pouvez quand même l’affirmer, même si les possibilités de remise en vente sont minces. Si c’est de votre plein gré, vous êtes tenu de payer. Par ailleurs, tous les objets ne connaissent pas toujours preneur. Le prix minimal n’a pas atteint dans ce cas. Le commissaire-priseur assène encore un coup de marteau, mais change son discours par « ravalé ». Vous pouvez ainsi procéder à ce qu’on appelle « achat après la vente », où vous glisserez dans les coulisses vers la fin des enchères pour renégocier le produit en question directement avec le commissaire-priseur.