Il ne serait pas très judicieux de foncer tête baissée dans les salles de ventes aux enchères avec une énorme somme d’argent. Si vous êtes là, vous êtes à la recherche d’une bonne affaire, c’est-à-dire l’achat d’un bien à un prix relativement bas par rapport aux données sur le marché normal. Il n’est pas question de surenchérir les prix à la moindre occasion et de tout remporter. Des investigations à faire bien avant le début des enchères est souvent nécessaires. Le temps alloué à cette analyse est même assez long si le catalogue regroupant tous les produits remis à la vente est fourni. Vous devez ainsi vous procurer de ce document précieux s’il est disponible. Acheté, ce dernier vous servira de guide et de support de préparation, surtout au niveau du budget, lors des séances à assister. Sinon, vous pouvez vous renseigner auprès du commissaire-priseur ou autres agents présents sur les lieux lors des salons. Le dernier critère qui n’est pas encore abordé sera surement la distinction des produits et les lois qui régissent les déclarations pouvant être faites à leur encontre.

Les biens sont-ils garantis ?

Les opérateurs et les commissaires-priseurs sont entièrement responsables des informations qu’ils divulguent à propos des biens mis en vente. Toutefois, il faut toujours avoir le réflexe de bien s’informer puisque la loi couvre généralement ces derniers en cas d’anomalie par rapport aux œuvres achetés. En effet, le catalogue ou les dires de ces opérateurs peuvent toujours être déformés jusqu’au dernier moment, et c’est complètement légal. Une simple pourra même suffire pour annoncer officiellement un changement de qualité ou de composition des lots de biens. Dans le cas des ventes aux enchères des œuvres d’arts, les mentions codifiées comme « attribué à », « école de » ou encore « d’après », possèdent des significations précises. Le décret du 3 mars 1991 est le glossaire à se référer pour mieux les comprendre. Les termes qui ne sont pas renseignés dans ce document administratif, alors qu’ils sont renseignés sur la création artistique, ne peuvent donc pas garantir l’authenticité du bien ou encore de la collection. C’est une barrière pour l’acheteur, mais fait office également de risque s’il y a défaut de compréhension.

Est-il possible de renier un bien adjugé ?

Acheter un bien dans une séance de vente aux enchères n’est pas assimilable aux acquisitions dites normales dans la vie courante. Le droit commun de la vente et le droit de la consommation diffèrent ainsi dans ces types de marché. Lorsque le commissaire-priseur prononce « adjugé », celui qui détient le prix le plus élevé des acheteurs héritent du bien et le transfert de propriété est immédiatement effectif. Il n’est plus possible de faire marche arrière, et c’est une des spécificités qui demandent vigilance et maturité chez les personnes voulant participer à ces transactions. Toutefois, une manœuvre particulière permet de protéger partiellement l’acheteur en cas d’erreur survenant à la suite d’une surenchère simulée aboutissant accidentellement à l’adjudication. Elle consiste à remettre en vente le bien, toujours à travers les enchères, et que la dernière valeur obtenue sera confronté avec le prix d’achat initial, dont la différence entre les deux revient à l’entière responsabilité de celui qui a renie l’acquisition. C’est justement pour éviter ce genre de malentendu que les maisons se renseignent à leur tour sur la solvabilité et le comportement en affaire de tous les participants, surtout à l’encontre des mandataires.